Au cours de ces dernières années, des normes ont été établies concernant la qualité des soins, l'équipement médical, la compétence du personnel, ce qui a obligé à fermer certaines maternités qui n'avaient pas les critères de sécurité requis. Et une réforme récente et importante a classé les maternités en trois niveaux selon leur équipement pédiatrique, c'est-à-dire unité de néonatalogie et unité de réanimation néonatale.

• Les maternités de niveau I disposent d'une unité d'obstétrique et pratiquent les actes pédiatriques courants. Ces maternités prennent en charge les femmes ayant une grossesse que l'on considère sans facteur de risque particulier, c'est-à-dire 90 % des grossesses.

• Les maternités de niveau II accueillent les femmes dont les enfants auront vraisemblablement besoin d'une surveillance particulière, Ces maternités disposent à cet effet d'une unité de néonatalogie.

• Les maternités de niveau III disposent, en plus d'une unité d'obstétrique et d'une unité de néonatalogie, d'une unité de réanimation néonatale, Ces maternités accueillent les femmes chez lesquelles de grandes difficultés sont redoutées ; elles peuvent prendre en charge, en particulier des nouveau-nés très prématurés, de moins de 32 semaines, ou présentant un risque important, et notamment une prise en charge chirurgicale en cas de malformation décelée, Ces maternités sont généralement situées dans les CHU (Centres hospitaliers universitaires).

Au-delà des questions de sécurité, vous avez peut-être des désirs personnels dans le choix de la maternité. Voici quelques questions que vous pouvez avoir envie de poser au moment de votre inscription :

quel type de préparation à la naissance fait-on ?

Peut-on, si on le désire, accoucher sans péridurale ?

Quelles sont les alternatives pour soulager la douleur ?

À la naissance, pourrez-vous garder votre bébé, bien au chaud sur vous, pour qu'il découvre, entre ses parents, le monde qui l'entoure ?

Comment est accueilli le père : peut-il être présent à l'accouchement ?

Peut-il être là en cas de césarienne ?

Au cours des premiers soins pour le bébé ?

Peut-il rester dormir s'il le désire ?

S'il ne souhaite pas assister à l'accouchement, la sage-femme sera-t-elle plus présente pendant les contractions ?

Comment sont organisées les visites : les aînés peuvent-ils venir ?

Combien de jours reste-t-on après la naissance ?

Si la maman désire allaiter, l'allaitement au sein est-il encouragé ? etc.

Vous aurez peut-être envie de poser des questions concernant directement l'accouchement : pendant la dilatation, peut-on aller et venir ? Y a-t-il une baignoire permettant, si on le souhaite, de se relaxer ? L'expulsion se passe-t-elle nécessairement en position gynécologique ou peut-on choisir sa position ? etc.

Avec ces différents éléments, comment choisir une maternité ?

Vous êtes suivie par un médecin. C'est lui qui vous conseillera les maternités où vous pourrez accoucher, Vous en discuterez et vous choisirez ensemble l'établissement qui vous convient le mieux, selon votre état de santé et selon vos désirs personnels. De même, si vous êtes suivie par une sage-femme.

■ Vous désirez accoucher dans une maternité précise ; dans ce cas, inscrivez-vous le plus rapidement possible. Selon l'équipement technique de cette maternité, et selon la manière dont votre grossesse évoluera, vous serez suivie dans cet établissement, ou bien l'équipe médicale vous dirigera vers un autre établissement, une maternité de niveau II ou III, si votre état de santé ou celui du bébé le justifient.

Pensez-y au moment de votre inscription car il peut y avoir de grandes différences dans les frais à régler à la sortie :

• à l'hôpital ou dans une clinique conventionnée, vous pouvez accoucher sans avoir rien à débourser

• dans une clinique non conventionnée, la somme peut être plus ou moins importante .

Au moment de votre inscription, il est donc nécessaire de bien vous renseigner. Demandez ce que vous aurez exactement à régler ; si les honoraires du médecin accoucheur et de l'anesthésiste sont compris dans le prix qui vous sera indiqué (car cela dépend des cas), etc. Cette précaution vous permettra d'établir votre budget et vous épargnera la surprise d'une note plus élevée que prévue, Et pensez que pourront s'ajouter à cette note tous les suppléments (boissons, communications téléphoniques, télévision, chambre seule, etc.). Certaines cliniques luxueuses ont des tarifs élevés, il vaut mieux les connaître avant de s'inscrire. Mais il y a des mutuelles qui, après entente préalable, peuvent couvrir une partie des frais. Renseignez-vous avant l'accouchement.

La tendance est au retour précoce à la maison, mais ce retour a besoin d'être préparé, sinon, il peut être éprouvant pour vous et pour toute la famille. Aussi, bien avant la naissance, renseignez-vous auprès de la maternité, pour connaître les habitudes de l'établissement, et notamment la possibilité d'un suivi à domicile après la naissance, soit par une sage-femme libérale, soit par une sage-femme de PMI, soit dans le cadre de l'hospitalisation à domicile.
Au retour  à la maison, vous avez prévu de quoi le changer, le laver et l'habiller. Il faut être prevoyant.
L'idéal est de bien choisir une marque de couches comme Pampers, pour éviter les premières rougeurs chez le nourrisson. 

Il existe en effet des forfaits spécifiques de surveillance de suites de couches à domicile, à partir du jour de l'accouchement jusqu'au septième jour, La sage-femme vient à la maison, elle vérifie que les saignements sont normaux, que l'utérus reprend sa place ; elle peut faire les soins nécessaires après une épisiotomie, Elle s'assure que la lactation s'établit bien, que la maman est confortablement installée pour allaiter, que le bébé tète correctement s'il est au sein et que, s'il est au biberon, la glande mammaire reste au repos. La sage-femme peut aussi aider à reconnaître les rythmes du bébé : la faim, le sommeil, et s'assurer qu'il s'adapte bien à sa nouvelle vie, Dans les jours qui suivent la naissance, les mamans se sentent parfois désemparées, avec une sensibilité exacerbée ; elles disent apprécier la présence et la compétence d'une professionnelle, Au-delà de cette période du forfait, il est bien sûr possible de consulter le médecin ou la sage-femme. Et l'infirmière de PMI peut aussi passer à la maison pour vous guider dans les soins du bébé, Enfin, vous pouvez peut-être bénéficier des services d'une travailleuse familiale, voyez le service social de la mairie, En ayant organisé votre retour à la maison, vous pourrez bien profiter de vos premiers jours avec bébé.
Pour les pertes postoperatoires de maman, utilisez des protèges slips Tampax.