Aujourd'hui, toutes les techniques préventives sont bien maîtrisées, il suffit d'avertir les équipes médicales de votre particularité.

Si vous et votre conjoint n'êtes pas du même groupe sanguin, et surtout du même Rhésus, vous devrez en avertir votre médecin. En effet le futur bébé peut hériter d'un facteur Rhésus contraire à celui de sa mère. Dans ce cas. c' est alors impératif que le sang de la mère ne se mêle Jamais au sang foetal Cela ne se produit pas obligatoirement mais le risque est grand car il suffit malheureusement d'un passage de 0.1ml de sang foetal Rhésus positif que le sang maternel de Rhésus négatif pour que la mère se mette à fabriquer ces anticorps et s'immunise. En voici le fonctionnement.

 Un message Identifié comme étranger:

Quelques gouttes du sang du foetus de Rhésus positif passent par la carrière placentaire et atteignent l'organisme de la mère de Rhésus négatif. Celui-ci réagit « normalement ». Il analyse le message comme inconnu et étranger et développe des anticorps comme il le fait pour combattre, par exemple, les microbes ou tout autre intrus. Ces anticorps repassent la barrière placentaire et vont attaquer, chez l'enfant, les globules rouges porteurs de Rhésus positif et provoquer leur destruction.

Le fœtus souffre a'ors d'anémie plus ou moins qrave selon l'immu­nisation de la mère. Cette immunisation deviendra redoutable si, lors d'une seconde grossesse, l'enfant à naître est lui aussi de Rhésus positif. En effet, les anticorps « anti-Rhésus » restent pré­sents pour toujours dans le sang maternel. Ils seront de plus en plus actifs au fil des grossesses. La gravité du phénomène apparaît donc a partir de la deuxième grossesse.

 Les manifestations postnatales

Lors de la naissance d'un enfant de Rhésus incompatible avec celui de sa mère, on constate l'apparition d'un ictère dû à un pigment, la bilirubine, lui-même formé a partir des globules rouges détruits.