Elle surpasse la radiographie, dans le cas précis de la grossesse, puisqu’elle peut être utilisée sans aucune hésitation, à la moindre nécessité.

Le sonar permet au début de la grossesse (dès la troisième semaine) de détecter les battements cardiaques et les mou­vements embryonnaires. Le faisceau d’ultra-sons, en se réflé­chissant sur la zone mobile du cœur fœtal, voit sa longueur d’ondes modifiée. Ce phénomène peut se traduire sous forme de sons qui ressemblent à des bruits du cœur forte­ment amplifiés. Dès un mois et demi la présence d’une grossesse multiple peut être suspectée ; l’âge exact de la grossesse précisée par la mesure de l’embryon.

Le sonar est particulièrement efficace pour déceler toutes les anomalies de croissance du fœtus et surveiller les gros­sesses à « haut risque ». Si le médecin découvre sur l’image un ralentissement anormal de la croissance du fœtus, il pense immédiatement à un cas de mauvaise nutrition de l’enfant, provoqué par l’état de santé de la maman ou l’insuffisance du placenta, négligeant son rôle nourricier ; ou bien, si d’autres détails l’ont alarmé, il peut imputer ce retard de développement à une maladie infectieuse (rubéole, toxoplasmose.... Grâce à ce procédé, dès le deuxième trimestre de la grossesse, certaines malformations peuvent être décelées et toutes les mesures nécessaires prises pour les traiter dès la naissance. Le sonar aide le médecin à prendre, en connaissance de cause, les décisions qui s’imposent lorsqu’est découvert, à l’aide de l’image, un « placenta praevia » (placenta placé trop bas dans l’utérus) : déclencher par exemple l’accou­chement à une date choisie en fonction de l’état exact de maturité du fœtus.

Le sonar facilite le déroulement de la naissance. Il permet de prévoir ce qui va se passer (mauvaise présentation de l’enfant, jumeaux, tête un peu grosse...) et d’éviter ainsi des accidents graves. Il permet aussi de diagnostiquer les tumeurs (kyste de l’ovaire ou fibrome de l’utérus).

Cet appareil est devenu l’outil indispensable à toute bonne surveillance de la grossesse et de l’accouchement. C’est un serviteur précis dans ses informations et sans danger dans la fréquence de son utilisation. La plupart des maternités possèdent aujourd’hui un échographe. Son emploi n’est plus réservé aux grossesses à risque, il est devenu courant.