Certains sont demandeurs de l'aide des adultes pour jouer. Il faut alors se demander si le jouet en question n'est pas trop compliqué pour l'enfant et s'il veut, de cette façon, faire appel à la présence attentive de l'adulte. Quand il demande sans arrêt que l'on joue avec lui, c'est souvent dans le but de savoir si son occupation est aussi importante pour eux que pour lui. Si ce doute est apaisé, l'enfant aura moins besoin d'une participation active.

Progressivement, il est bon que l'enfant apprenne à jouer et manipuler ses jouets sans le recours permanent à l'adulte. Inciter l'enfant à jouer un peu seul dès son plus jeune âge, c'est l'aider à développer son autonomie et sa créativité. Attention : seul ne veut pas dire isolé ; il peut être assis aux côtés de ses parents.

Ne pas s'en mêler si ce n'est pas nécessaire

Mais il y a des adultes qui ne peuvent s'empêcher de se mêler du jeu de l'enfant. Si leur petit ne se sert pas du jouet comme l'indique le mode d'emploi, ils interviennent de façon directive pour lui indiquer la marche à suivre. Alors que c'est justement là qu'il fait preuve d'imagination et d'esprit scientifique ! Si l'enfant ne semble pas comprendre tout de suite comment se servir du jouet, il est bon de résister à l'impulsion de se précipiter pour lui expliquer exactement ce que l'objet permet et ce pour quoi il a été conçu.

Laisser l'enfant trouver seul comment marche le jouet, c'est lui permettre de développer son aptitude au raisonnement déductif par essais-erreurs. C'est aussi lui permettre la fierté de dire qu'il l'a fait tout seul. Alors, lorsque l'enfant est dans son coin, seul avec son jouet, en train de bricoler, l'air absorbé, et parlant tout seul, il est très important de ne pas intervenir. Son jouet est à lui, et il est normal, surtout lorsque le jeu est neuf, qu'il veuille être le premier à s'en servir. Parmi les expériences qu'offre le jouet, il y a celle des échecs répétés qui mènent à la réussite. L'enfant essaie, par exemple, de faire une construction.

C'est encore difficile pour lui. Si l'adulte, le voyant en difficulté, intervient pour lui faire sa tour ou lui tenir la main, l'enfant n'en ressent qu'une satisfaction superficielle. Celle-ci n'a rien à voir avec l'intense fierté que ressentira l'enfant à vous montrer la tour qu'il aura finit par réussir, plusieurs jours plus tard peut-être, mais tout seul. L'enfant a besoin d'être encouragé (« Tu essaies de faire un château ? Formidable ! C'est difficile, mais je suis sûr que tu peux y arriver ! »), pas que l'on fasse à sa place. Il sera plus fier et tirera plus de profits d'un biscuit trop cuit ou d'une tour branlante qu'il a faits lui-même que de ceux, parfaits, que vous auriez faits pour lui.

TEMPS LIBRE, TEMPS VIDE

Il est important de permettre à l'enfant d'avoir du temps libre, du temps au calme, pour des jeux non structurés, ou pour simplement ne rien faire. Le jeu libre, l'activité spontanée, sont la meilleure manière pour l'enfant de parvenir à mettre en scène et souvent à résoudre les problèmes existentiels qui se posent à lui. D'où l'importance de lui laisser du temps pour cela. Parfois cela va se traduire par des jeux parfois déroutants, voire destructeurs. Laissez-le au besoin faire du fouillis, se tromper, inventer et faire les choses à son idée. Pour se sentir bien dans sa peau et se respecter lui-même, l'enfant, comme chacun, doit se sentir maître de son destin, et c'est ce qu'il trouve dans le jeu libre.

L'enfant a également besoin de jeux libres à l'extérieur. C'est difficile en ville, il faut parfois chercher pour trouver de grands parcs où les enfants peuvent s'ébattre en sécurité dans une relative liberté de mouvement. Ces moments développent l'attention, la vigilance et les capacités de réflexion, toutes choses cruciales pour son développement émotionnel et ses apprentissages.

Il reste donc à être très attentif aux emplois du temps des enfants calculés, réglés, avec des temps libres très restreints. Même avoir l'occasion de s'ennuyer et devoir trouver quelque chose à faire développe la créativité et fait des enfants pleins de ressources.

Il est regrettable que le temps de l'enfant soit entièrement géré par les adultes et par les activités extérieures. Un temps apparemment « vide » permet à l'espace psychique de s'organiser. L'enfant semble ne rien faire d'important ou de constructif, pourtant ce temps, comme le sommeil, est loin d'être du temps perdu.
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