Un objet tant aimé

Quand les parents se lassent

Les parents ont pourtant incité leur enfant à s'attacher à un objet particulier destiné à le rendre, à l'époque, plus autonome : il s'endormait sans problème avec sa peluche dans les bras, blotti dans l'odeur et le toucher familiers. Mais vers cinq ou six ans, parfois plus tôt, les parents commencent à s'impatienter et à trouver cette habitude bien énervante. L'enfant, donc toute la famille, en est devenu dépendant.

Perdre le doudou ou s'éloigner de la maison sans lui devient une véritable affaire d'État. Le laver peut poser un problème, alors qu'il tient raide de crasse. Les parents s'inquiètent des conséquences sur la position des dents d'un abus de biberon ou de tétine. Ils peuvent même être gênés en public par une habitude qu'ils trouvent ridicule à l'âge de leur enfant et se demandent comment la faire cesser.

Mais l'enfant, lui, y tient.

Son doudou, quelle que soit sa forme, c'est un coin de sa petite enfance qu'il a besoin de préserver. L'endroit de son cœur où il reprend des forces pour aller de l'avant et devenir un grand. Enfouir son visage dans l'odeur intime de son doudou, c'est retrouver l'époque où sa mère, disponible, était là pour le consoler, le bercer.

Pourquoi tel enfant a-t-il besoin de se rassurer ainsi alors que d'autres ne comptent plus que sur eux-mêmes ? Pourquoi Paul est-il depuis toujours terriblement attaché à sa couche en tissu, quand Pierre n'a apparemment jamais eu d'objet favori et changeait de peluche chaque soir? Je l'ignore, mais ce dont je suis sûre, c'est que tant que l'attachement est fort, les parents ne peuvent décider seuls de retirer l'objet.

On ne le supprime pas sans l'accord de l'enfant

Supprimer de force un bon objet sécurisant pourrait avoir sur l'enfant des conséquences psychologiques autrement plus embêtantes (angoisse, cauchemars, manifestations psychosomatiques, etc.).

Se moquer de lui ou exiger qu'il cesse sont des attitudes qui posent, après coup, plus de problèmes qu'elles n'en résolvent. Les parents d'aujourd'hui sont si pressés que leur petit grandisse ! Le petit, lui, ne demande qu'une chose : que l'on respecte ses besoins et son développement affectif propres.

Quel comportement adopter ?

Ne pas s'inquiéter inutilement

Certains enfants peuvent se sentir plus insécures, craindre de grandir et avoir i/î besoin d'être aidés pour devenir plus autonomes. Mais s'ils sont gais, actifs,équilibrés, en bonne santé, bien intégrés parmi leurs camarades, pourquoi s'inquiéter ? Dans le cas où le doudou reste dans le lit, ne suit pas l'enfant à l'école et ne pose de problèmes à personne, respectez la vie privée de votre enfant et laissez-le gérer seul son domaine affectif. Dans le cas où l'habitude devient vrai- ment gênante (l'enfant ne peut aller à l'école sans son doudou ou le pouce entraîne une déformation du palais, etc.), voici quelques attitudes que vous pouvez essayer.

Ne pas s'en prendre au doudou

L'idée générale est de ne pas s'attaquer directement au doudou, mais à ses causes. Occupez votre enfant à des choses qu'il aime, montrez-lui les joies qu'il y a à grandir, donnez-lui des responsabilités, traitez-le comme un grand et attendez que le doudou perde peu à peu de sa nécessité.
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