Une relation mère-enfant parfois trop étouffante et pas seulement au moment du change ou du bain de bébé !!

Le risque majeur pans cette situation est que la mère soit trop possessive et surprotectrice. L'enfant devient pour elle une forme de compensation et pallie son manque d'amour.

Il recevra donc toute son affection ; en retour, elle s’attardera à recevoir également beaucoup... et peut-être trop.
Ces mères risquent encore de voir en lui un moyen de recommencer leur vie. Tout cela concourt parfois à la naissance d'une relation trop étouffante. Elle confond alors la compagnie d'un enfant avec celle d'un adulte autonome et responsable.

Seul remède : le couple mère-enfant doit absolument s'ouvrir sur l'extérieur, vivre des séparations et des expériences différentes, pour que chacun d'eux trouve son propre statut. C'est en restant une femme à part entière qu'elle pourra avoir une relation mère-enfant non traumatisante, notamment lorsque son bébé de 5 ans traversera la période dite œdipienne. Enfin, elle doit être consciente qu'un jour son enfant lui posera la question de ses origines et pourra peut-être souffrir de ne pas avoir de père « reconnu ». C'est souvent à l'adolescence que ces difficultés surviennent si l'absence de père n'a pas été clairement discutée.

 Dans cette rencontre entre les deux partenaires que sont ce bébé et cette mère, il existe une infinie variété de relations témoignant ainsi de la singularité et de l’originalité de cette dyade.

Plutôt que de parler de « bonne » ou de « mauvaise » mère, j’évoquerais le concept de la « vulnérabilité de la relation » parent-enfant selon Gauthier-1979-, cité dans l’article de M.Lamour et S.Lebovici in Psychiatrie de l’enfant.
Elle se définit comme la sensibilité particulière de la relation aux facteurs de risques.
Elle peut varier dans le temps en fonction des étapes de développement de l’enfant.

On repère 3 catégories de risque :
- facteurs liés à l’enfant
- facteurs liés à la mère
- situations particulières de risque.

Les facteurs de risque liés à l’enfant Ces variations peuvent aller de la normale comme les différences de tempérament, jusqu’à une pathologie plus grave, psychopathologie, atteinte somatique. On donnera ici quelques exemples. -la prématurité L’analyse des interactions mère-nourrisson montre une possibilité d’asynchronie, d’ajustement plus ou moins difficile. Certains enfants peu actifs et peu sensibles aux stimulations incitent la parent à stimuler de plus en plus l’enfant provoquant l’effet inverse, créant une insatisfaction mutuelle, une diminution du plaisir dans l’échange. Dans ces dysharmonies, l’accent peut être mis tantôt sur : Le fonctionnement maternel où l’anxiété maternelle entraîne un excès des stimulations, une tendance à la surprotection.
Les caractéristiques du nourrisson dont l’absence de clarté des messages chez les bébés prématurés rendent la communication difficile. On note aussi des changements fréquents d’états de vigilance, des pleurs plus nombreux et plus difficiles à consoler. Ils sont moins actifs, vocalisent moins et ont plus souvent des comportements de retrait comme l’évitement du contact, du regard. Ils ont par ailleurs une capacité plus limitée du traitement de l’information, de leur niveau de vigilance nécessitant des arrêts plus fréquents de l’interaction. La dynamique des interactions se trouve très perturbée. On remarque une asynchronie. Quand la mère est active, l’enfant lui, ne l’est pas. Par contre si la mère est plus attentive aux signaux de son enfant, essayant de l’imiter, celui-ci devient plus actif, attentif et montre moins d’évitement. A l’inverse, si la mère demande à l’enfant de maintenir son attention centrée sur elle, elle même devient moins sensible aux signaux de l’enfant, son activité augmente créant par cet excès de stimuli un détournement de l’enfant comme une stratégie visant à réguler la quantité de stimulations qu’il reçoit de sa mère. On peut retrouver ces mêmes caractéristiques dans la trisomie 21, les atteintes somatiques, le handicap, la paralysie cérébrale.