Un entraînement musculaire.

Pour marcher, l'enfant doit d'abord atteindre un stade précis de maturation cérébrale. Cette évolution, programmée depuis sa conception, est chargée d'hérédité: celle de la race humaine qui implique la station verticale. À cette maturation cérébrale, s'ajoute l'effet de I' « entraînement » musculaire.

À 12 semaines, un bébé tient sa tête.

À 20 semaines, il commence à se reposer sur ses jambes.

À 24 semaines, il s'y appuie bien.

À 30 semaines, debout, il tend ses jambes par jeu.

À 36 semaines, il tient debout en appui contre un meuble ou tenu par les mains. La marche à quatre pattes l'entraîne à la coordination entre membres inférieurs et membres supérieurs.

À 40 semaines, il se lève en s'aidant d'un support. Huit semaines plus tard, il marche le long des meubles en déplaçant latéralement ses pieds.

À I an, il avance tenu par une main et pourra mettre de longues semaines avant de se lâcher. Le bébé qui ne va pas tarder à marcher se reconnaît à la « danse des pieds » : lorsqu'il est debout et qu'il cherche son équilibre en avant, il se met sur la pointe des pieds; en arrière, il se stabilise sur les talons en relevant l'avant du pied. Bientôt il essayera d'avancer un pied, puis l'autre.

Un équilibre précaire

L'enfant à la recherche de son équilibre lève les pieds beaucoup plus haut qu'il n'est nécessaire. Il avance, coudes fléchis et bras en abduction.Il mettra entre 10 et 15 jours à trouver le juste équilibre. Mais il lui faudra encore un peu de patience pour tourner dans les portes sans tomber ou pour tenir en équilibre sur un pied. Ses fesses, souvent encore chargées de couche, l'entraîneront... il se retrouvera assis, un peu étonné, prêt à repartir à l'aventure, sans mesurer l'importance des obstacles. Seules l'expérience et les mises en garde répétées vont l'aider à mieux se situer dans l'espace. Mais attention : une mauvaise chute peut retarder l'acquisition de la marche; l'enfant craintif reste alors parfois des semaines sans oser une nouvelle aventure. C'est normal. Aidez-le, encouragez-le. accompagnez-le sans le forcer.

Faites-lui faire quelques pas entre deux adultes. Petit à petit, rassuré, heureux, il reprendra confiance. Bien sûr. il lui arrivera de tomber à nouveau. Proposez-lui de repartir aussitôt sans oublier de le féliciter pour ce nouveau départ. Car c'est un enfant au caractère fragile qui oscille en permanence entre la volonté de marcher pour élargir son champ d'action et la crainte de trop s'éloigner des siens. Il déteste d'ailleurs que l'on s'écarte de lui et pleure de frustration. C'est souvent sous son emprise qu'il se dresse, prêt à tout abandonner pour se mettre debout et tenter ses premiers pas.

Les chutes sont fréquentes mais ces échecs apparents cachent en fait un énorme succès: c'est le résultat

Dès que votre enfant atteint les 16 kg et plus, il profitera de ses couches Pampers Easy up. Pour marcher et aller aux toilettes comme un grand.